Beaucoup de déceptions

Projet gouvernemental d’assurance autonomie

Le 5 novembre, en avant-midi, la FTQ présentait à la Commission de la santé et des services sociaux son mémoire sur le projet gouvernemental d’assurance autonomie. La conseillère politique de la FTQ, Johanne Deschamps, Marco Lutfy du Syndicat canadien de la fonction publique et Danielle Legault du Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298 ont fait la présentation.

Encore plus de privatisation

« Trop de fragmentation, ont-ils dit, et trop de privatisation. Ces orientations, peut-on lire dans le mémoire, sont inacceptables et fort éloignées des valeurs qui sont à la base de notre régime de santé et de services sociaux : universalité, accessibilité, équité, gestion publique, sans surfacturation ni frais d’utilisation. »

Télécharger le mémoire.

Ce n’est pas parce qu’on souhaite créer une assurance autonomie qu’il faut privatiser la prestation des soins et des services de longue durée, une privatisation qui ne coûte pas moins cher et qui, surtout, diminue trop souvent la qualité des services. Le mémoire de la FTQ demande au gouvernement de ne pas diminuer davantage les places en centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD), leur nombre est déjà insuffisant.

Quant à la fragmentation, elle serait néfaste, car seul un continuum de services et de soins offerts par une main-d’œuvre qualifiée, capable d’agir au sein d’équipes intégrées, peut garantir la qualité des soins et des services.

La FTQ réitère l’importance de la prestation publique des soins et des services de longue durée, dans tous les lieux de résidence, par des travailleuses et des travailleurs qui sont des employés de l’État. Cela nous apparait être le moyen le plus efficace d’assurer des conditions de travail décentes et équitables.

La formation : un atout primordial

Compte tenu de la complexité et de l’alourdissement croissants de l’état de santé physique et mental des personnes âgées, la FTQ croit que le Québec doit se diriger vers davantage de formation.

Le gouvernement québécois ne peut pas instaurer un changement profond dans la dispensation des services sans d’abord régler cette question, ont dit les porte-parole.

La FTQ et ses deux syndicats affiliés ont aussi fait valoir que les consultations devraient se poursuivre en matière de financement et que les syndicats impliqués devraient être consultés et impliqués dans les changements organisationnels à venir.