Banque Laurentienne - Les syndiqués choississent l'arbitrage

Lors du vote de grève, le 12 janvier au Palais des congrès, quelque 1230 membres s’étaient déplacés de toutes les régions du Québec. Les autres assistaient simultanément à l’assemblée générale par conférence téléphonique à partir d’une vingtaine de lieux différents. <br> <br>Les femmes et les jeunes forment la grande majorité du personnel de la Banque Laurentienne.<br><br>

Lors du vote de grève, le 12 janvier au Palais des congrès, quelque 1230 membres s’étaient déplacés de toutes les régions du Québec. Les autres assistaient simultanément à l’assemblée générale par conférence téléphonique à partir d’une vingtaine de lieux différents.

Les femmes et les jeunes forment la grande majorité du personnel de la Banque Laurentienne.

Les 2000 salariés de la Banque Laurentienne de 180 succursales du Québec et de la ville d’Ottawa ont choisi l’arbitrage plutôt que la grève pour en arriver à un contrat de travail acceptable.

C’est ce qu’a fait savoir Daniel Larose, président de la section locale 434 du Syndicat des employées et employés professionnels et de bureau (SEPB-FTQ), après l’assemblée générale du dimanche 2 février.

Grève évitée

Les membres ont accepté à 90 % la recommandation du médiateur Jacques Lessard de s’adresser à un tribunal d’arbitrage. Ils mettaient ainsi fin à leur menace de grève et évitaient le lock-out.

«Lors de la séance de médiation, à la mi-janvier, l’employeur a maintenu toutes ses demandes, a expliqué Daniel Larose. Les membres étaient à bout de patience. Il nous a forcé à prendre un vote de grève ».

Le 12 janvier, les syndiqués avaient voté à 92 % en faveur de la grève, après avoir exercé une série de moyens de pression depuis le printemps 2002. La convention collective est échue depuis juin 2001.

Après 18 mois de négociations, il n’y avait toujours aucune offre d’augmentation salariale sur la table. La Banque veut transférer des salariés chez des contractuels; en cas de refus, ces techniciens en informatique perdraient leur emploi. L’employeur a toujours l’intention de morceler l’unité d’accréditation, créée il y a 35 ans. Il veut éliminer la sécurité d’emploi et modifier les horaires de travail à sa guise. De plus, les assurances des personnes à la retraite ont été annulées.

Ces femmes (92 %) sont les seules à être syndiquées dans l’univers des banques au Canada. Elles n’ont pas eu la vie facile durant les dernières années. En 1996, la Banque Laurentienne avait tenté d’arracher la désyndicalisation de plusieurs tâches. Le syndicat avait mené une chaude lutte à la précarisation des emplois et avait évité la grève.

Les salariés de la Banque Laurentienne sauront d’ici six mois les conditions de travail qui s’appliqueront pour les trois années du contrat, rétroactivement au mois de juin 2001.