Baisse du chômage au Québec en janvier : « On rattrape le terrain perdu en décembre » – René Roy, secrétaire général de la FTQ

Le 8 février 2002 – À la suite de la publication ce matin des données sur l’emploi de Statistique Canada, qui indiquent une baisse du taux de chômage au Québec, le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy, a émis la déclaration suivante :

« Alors que 11 000 emplois avaient été perdus au Québec en décembre, les prévisionnistes s’attendaient à un scénario pessimiste pour janvier. Or, l’emploi a bondi chez nous de 27 000 en janvier (soit 0,8 %). Le volume de l’emploi se situe à 3 513 000, ce qui dépasse légèrement le niveau enregistré en octobre dernier. Nous constatons avec satisfaction que le repli du marché du travail amorcé en octobre ne s’est pas approfondi en ce début d’année.

« Ce qui avait frappé l’opinion publique le mois dernier, c’est le fait que le taux de chômage au Québec avait grimpé de 8 dixièmes de point pour se situer à 9,7 %. Cette hausse du taux de chômage s’expliquait essentiellement par une forte hausse de l’activité sur le marché du travail : en effet, plus de 24 500 personnes à la recherche d’un emploi avaient intégré la population active. Étonnamment, la morosité économique n’avait pas encore ébranlé la confiance des personnes à la recherche d’un emploi.

« Le taux de chômage en janvier a fléchi de 6 dixièmes de point pour se situer à 9,1 %, soit un taux sensiblement pareil à celui qui prévalait en mai 2001 (9 %). Il s’agit d’un résultat encourageant qui indique que l’économie du Québec se porte relativement mieux que celle du reste du Canada et qu’elle tire bien son épingle du jeu, malgré le ralentissement économique qui se manifeste depuis l’automne.

« Cette évolution mensuelle de l’emploi s’inscrit dans la bonne tenue du marché du travail en 2001. En effet, les statistiques annuelles pour l’an dernier, qui sont plus représentatives pour observer les tendances à long terme, indiquent qu’il s’est créé 36 800 emplois au Québec, soit un accroissement annuel de 1,1 %. Il s’agit d’une performance très honorable compte tenu que l’économie québécoise présentait déjà des signes d’essoufflement.

« Malgré ces bonnes nouvelles, nous avons des inquiétudes quant à l’évolution de l’emploi dans les prochains mois. La détérioration de la conjoncture américaine laisse présager des moments difficiles pour le Québec. Nous demandons donc aux deux paliers de gouvernements de mettre en œuvre les mesures budgétaires et fiscales qui s’imposent pour stimuler l’économie. »

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.