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Anorexie sociale et appauvrissement

Quoique certains en disent, les partisans de la «réinvention» du Québec, de la réingénierie, de la modernisation ou du recours aux trois P (partenariat public-privé), loin d’être porteurs de changement positif et d’évolution, parlent tous un langage connu, celui du conservatisme et du désengagement de l’État au service du sacro-saint marché.

De 1993 à 1998, Jean Charest a été le chef du Parti conservateur fédéral. Désigné par les forces fédéralistes, toutes allégeances politiques confondues, comme la bouée de sauvetage à placer à la tête du Parti libéral du Québec pour contrer les aspirations souverainistes, il aura choisi de changer d’allégeance politique, mais non de modifier ses idées rétrogrades sur l’avenir de la société québécoise.

Aujourd’hui, Jean Charest n’en tente pas moins de faire passer le programme conservateur des Harris, Klein, etc., alors même que les disciples de la «révolution du bon sens» viennent d’être expulsés du pouvoir en Ontario. Au Québec, nous ne devons pas attendre pour vivre, comme en Ontario, dix années de saccage des programmes sociaux et de baisses d’impôts inopportunes. Les avenues actuellement privilégiées par le gouvernement libéral du Québec ne constituent pas la voie à suivre. Loin de là !

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