Atteinte à la liberté d'expression des femmes au Casino

Gatineau, mardi le 9 mars 2004 – Alors que le port des épinglettes du 8 mars, Journée internationale des femmes, n’a jamais posé problème ces dernières années, l’administration du Casino a interdit aux croupières de l’établissement le port de cette épinglette le lundi 8 mars.

Une épinglette très discrète

« Cette directive jamais vue par le passé est une provocation directe à l’endroit des femmes. C’est d’autant inadmissible que cette épinglette est très discrète et n’importune aucunement la clientèle, au contraire.

« Elle ne contient aucun message haineux et elle est très stylisée. L’affaire n’en restera pas là », a indiqué Dino Lemay, représentant régional de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) en Outaouais.

Menaces de sanctions disciplinaires

Rappelons que des croupières portant l’épinglette ont été convoquées par l’administration et menacées de sanctions disciplinaires. Des clientes de l’établissement ont également été révoltées par la demande formulée aux croupières de retirer cette épinglette, symbole de la solidarité et de la lutte des femmes, précisément en cette journée hautement symbolique du 8 mars.

Le gouvernement doit rappeler à l’ordre les administrateurs du casino

« On sait déjà que les femmes sont discriminées à plusieurs égards, mais qu’on les discrimine en portant atteinte à leur liberté d’expression, en les empêchant d’afficher tout signe extérieur de leur lutte, c’est la goutte qui fait déborder le vase.

« À titre de Société d’État, nous demandons formellement au gouvernement Charest de faire cesser immédiatement cette discrimination et de rappeler à l’ordre les administrateurs zélés à l’origine de cette directive inadmissible », a conclu M. Lemay.