Assurance parentale : Québec doit injecter 100 millions de dollars

Montréal, le 22 juin 2005 – Le gouvernement du Québec doit injecter 100 millions de dollars dans la caisse du régime québécois d’assurance parentale pour le 1er janvier 2006, date d’entrée en vigueur de la Loi sur l’assurance parentale.

D’une seule voix, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et le Conseil du patronat du Québec (CPQ) appuient la proposition de financement votée par le Conseil de gestion de l’assurance parentale (CGAP), dont ils sont membres. Cette proposition fixe la contribution gouvernementale annuelle à 100 millions de dollars.

Le CPQ, la CSN et la FTQ affirment que le gouvernement se doit d’être logique avec lui-même : d’un côté il clame qu’il priorise la croissance de la population active du Québec mais d’un autre il refuse de participer financièrement à un régime qui contribuera à atteindre cet objectif.

Pour les trois organisations, le gouvernement a une responsabilité sociale dans ce dossier qui appelle une contribution financière de sa part. D’ailleurs, la Loi sur l’assurance parentale prévoit que le gouvernement peut y injecter des fonds.

Le nouveau régime bonifié coûtera au moins 300 millions de dollars de plus que le régime actuel puisque les futurs parents auront droit à un ensemble de bénéfices plus généreux que le régime actuel (durée et niveau de prestations). Les employés et les employeurs acceptent de se partager la facture dans la mesure où le gouvernement du Québec fournira sa part.

Le CPQ, la CSN et la FTQ souhaitent vivement que la ministre Michelle Courchesne et le gouvernement du Québec donnent suite intégralement à la proposition de financement du régime voté par le CGAP.