« Après le budget Marceau, le budget de dépenses déposé par le Conseil du trésor nous enlève bien des illusions! » – Michel Arsenault, président de la FTQ

Réaction de la FTQ au dépôt des crédits

Montréal, le 7 décembre 2012. – Comme elle l’avait fait en novembre lors du discours du budget, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) exprime sa grande déception par rapport à la décision du gouvernement Marois de mettre le secteur public au banc des accusés. C’est encore une fois la population, par des diminutions de services, qui va en payer le prix, ainsi que les principaux intéressés, les travailleurs et les travailleuses des secteurs public et parapublic.

« Stéphane Bédard, le président du Conseil du trésor, aura beau lâcher sa “phrase plate”, comme quoi “ce n’est pas de sa faute” et qu’il fallait blâmer les libéraux, les citoyens et les citoyennes du Québec en ont assez de se faire rabâcher le même discours d’une élection à l’autre. Pendant ce temps, ce sont les services publics du Québec, qui faisaient pourtant l’envie de plusieurs pays, qui écopent et qui se dégradent. Au bout du compte, c’est la population et nos membres qui en souffrent. Faut-il rappeler à ce gouvernement qu’il a fait des promesses et qu’il doit respect à l’électorat? », a dit Michel Arsenault.

La course au déficit zéro sur le dos de la population

On sait que l’ensemble des ministères, des organismes non budgétaires et des fonds spéciaux verront leurs budgets réduits. Même la santé, dont on disait qu’elle allait être épargnée avec une augmentation de son budget de 4,8 %, subit des compressions de 178 millions de dollars pour les centres hospitaliers et de 53 millions pour les agences de la santé et des services sociaux.

À quatre mois de la fin de l’exercice financier annuel, des réductions sont par ailleurs immédiatement imposées au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie et, pour 2013-2014, ses dépenses pourront s’accroître d’un faible 0,7 %, ne lui permettant pas de répondre à ses besoins. Le budget du secteur universitaire est amputé de 124 millions et celui du secteur collégial, de 22 millions pour l’année en cours. En ce qui concerne les commissions scolaires, certaines se verront privées de 200 millions de dollars au chapitre de la péréquation, ce qui exigera là aussi des compressions.

« Tous les ministères et organismes sont mis à contribution et ce qui est extrêmement fâchant, là-dedans, c’est que c’est accompli au nom du sacro-saint retour au déficit zéro alors que, comme au Canada ou en Ontario, on aurait pu retarder cet objectif de un an ou deux et redonner ainsi de l’air aux services publics qui n’en peuvent plus d’être comprimés. L’à-plat-ventrisme du gouvernement devant l’opposition, le monde de la finance et les agences de notation nous enlève bien des illusions », a conclu le président de la FTQ.