Après avoir occupé le bureau du ministre responsable de la forêt, Pierre Corbeil, les travailleurs forestiers et les citoyens d'Abitibi-Témiscamingue obtiennent une rencontre avec le ministre.

Près de 200 travailleurs manifestent à Val d'or

Près de 200 travailleurs manifestent à Val d'or

Val-d’Or, mardi le 23 mai 2006 – Des citoyens et des travailleurs, mécontents de la décision du ministre Pierre Corbeil d’autoriser le transfert du Contrat d’aménagement et d’approvisionnement forestier (CAAF) des installations d’Abitibi Consol de Champneuf à celles de Senneterre, ont manifesté ce mardi à Vald’or en occupant pendant plusieurs heures le bureau du ministre Pierre Corbeil.

Exaspération de la population et des travailleurs

« Je crois que le ministre Corbeil et le gouvernement évaluent très mal le niveau d’exaspération de la population surtout quand on a promis publiquement aux communautés et aux travailleurs qu’ils seraient consultés avant tout transfert. Ils se sentent littéralement trahis », a déclaré le conseiller régional de la FTQ, Gilles Chapadeau.

Une centaine de municipalités menacées

« Le transfert d’un CAAF signifie ni plus ni moins que l’arrêt de mort d’une usine, d’une communauté, la perte de maisons, d’assurances, de revenus, etc. Quand on sait que plus d’une centaine de petites municipalités dans presque toutes les régions du Québec dépendent d’un CAAF, on peut mesurer l’impact de la décision du ministre », a ajouté M. Chapadeau qui affirme que des syndicats de la Gaspésie, du Saguenay, de l’Outaouais et d’ailleurs attendent de voir ce qui va se passer en Abitibi.

Le ministre doit réviser le transfert du contrat d’aménagement forestier

Ainsi, plus de 200 travailleurs et citoyens de la région ont occupé les bureaux du ministre. Après un échange téléphonique avec les manifestants, le ministre Corbeil s’est engagé à rencontrer les représentants des travailleurs ainsi que le président de la FTQ, Henri Massé, et le directeur québécois du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier et vice-président de la FTQ, Clément L’Heureux.

« Nous demandons à rencontrer le ministre pour qu’il révise sa décision et nous poursuivrons et élargirons nos actions tant que nous n’aurons pas de garanties suffisantes pour rassurer les populations et les travailleurs concernés », a conclu M. Chapadeau.

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Source : Conseil régional de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec
Renseignements : Gilles Chapadeau, 819 279-7828