Appui financier aux syndiqués de Vidéotron - Chaque syndicat appelé à faire sa part

Photo : Serge Jongué

Photo : Serge Jongué

Le conflit qui frappe les syndiqués de Vidéotron est entré dans son cinquième mois. Et le propriétaire ducâblodistributeur, Quebecor, n’a pas bougé depuis qu’il a fait connaître sa position, le 14 décembre 2001. Pierre Karl Péladeau exige toujours des concessions de 30 à 40 millions de dollars de ses employés… sur une masse totale de 120 millions. Le conflit est dur, long, et rien ne semble indiquer un déblocage prochain. Nos confrères et consœurs de Vidéotron doivent tenir le coup et nous devons les soutenir. C’est dans ce contexte que, dès la rentrée de septembre, tous les syndicats du SCFP et de la FTQ ont été sollicités pour les appuyer financièrement.

Déjà, plusieurs syndicats locaux ont annoncé des appuis financiers et organisé des collectes au profit des employés de Vidéotron. Plusieurs syndicats votent des cotisations spéciales récurrentes, par exemple, un dollar par membre par semaine jusqu’à la fin du conflit. Tous ces soutiens viennent non seulement de syndicats SCFP et FTQ, mais aussi de syndicats locaux CSN qui ont décidé de délier les cordons de leurs bourses.

À un autre niveau, de grands affiliés FTQ font aussi leur part et ont consenti des prêts sans intérêt : deux millions du Syndicat des Métallos, deux autres millions du SCEP (Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier) et du STTP (Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes).

Le conflit de travail à Vidéotron pourrait bien faire date dans l’histoire des relations du travail au Québec, mais peut-être pas pour les bonnes raisons. Si Quebecor réussit ce coup de force, il y a fort à parier que d’autres employeurs voudront lui emboîter le pas. C’est pourquoi tout le mouvement syndical, tous les syndicats et tous leurs membres doivent mettre l’épaule à la roue, appuyer les employés de Vidéotron et dire NON à Quebecor et à Pierre Karl Péladeau.