Annulation de l'entente fédérale-provinciale dans le dossier des garderies – Une première brèche dans le respect des compétences provinciales déplore la FTQ!

Montréal, le mardi 7 février 2006 – « Depuis quand négocie-t-on une entente déjà signée ? », telle a été la première réaction du secrétaire général de la FTQ, M. René Roy à l’annonce de l’annulation de l’entente avec Québec dans le dossier des garderies.

En effet, quelques jours seulement après son élection, le premier ministre Stephen Harper brise sa promesse électorale de respecter les champs de compétence provinciale en annulant l’entente intervenue avec Québec dans le dossier des garderies.

Pour la FTQ, il est impératif que le premier ministre canadien respecte l’entente déjà signée avec Québec et qu’il passe ainsi de la parole aux actes en matière de volonté de fédéralisme d’ouverture. « Ce dossier représente l’exemple parfait d’une compétence provinciale. Le réseau québécois des garderies est une spécificité développée au Québec depuis des années, qui a fait ses preuves et dont la réputation dépasse aujourd’hui nos frontières », affirme M. Roy.

La FTQ presse également le premier ministre Jean Charest d’assurer aux familles québécoises que les sommes contenues dans cette entente, si elle est respectée, soient injectées dans le secteur des garderies et ne servent pas à autres choses comme cela s’est produit dans le secteur de la santé.

Le secrétaire général de la FTQ, René Roy, demande également au premier ministre Jean Charest de respecter ses engagements et de ne pas se servir de cette nouvelle donne pour hausser les tarifs des CPE que son gouvernement a déjà fait passer de 5 à 7 $ par jour.

Pour la FTQ, il est clair que ce manque à gagner, s’il n’est pas réglé, représentera une embûche supplémentaire aux nombreux besoins dans le réseau des CPE au Québec, notamment, en matière d’accessibilité et de flexibilité.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.