AGIR SYNDICALEMENT - Pour garder les jeunes en région

Photo CCI/Wabush

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À Sept-Îles, à l’usine de bouletage de Pointe-Noire, ainsi qu’à Mine Wabush, l’employeur avait haussé les critères de scolarité à l’embauche. On exigeait des diplômes d’études collégiales et même des études universitaires dans les emplois de maintenance. On acceptait des diplômes d’études professionnelles uniquement pour les emplois de production.

Le syndicat a réussi à négocier une diminution des exigences et l’accès à des emplois à du monde déjà en place. On offre de la formation approuvée par le syndicat, soit du compagnonnage et du recyclage avec des tests internes.

« Ça n’a pas été nécessairement facile à négocier car l’employeur voyait les plus vieux comme indésirables et ne reconnaissait pas leur expérience, explique Robert Roy, président de la section locale 6254 des Métallos qui représente 240 membres à l’usine de bouletage. Il y avait un bassin de main-d’œuvre adéquat ici mais les exigences de l’employeur l’avaient obligé à faire beaucoup d’embauche à l’extérieur de la région.

« Nous on pense que l’employeur se tire dans le pied en embauchant trop de l’extérieur parce qu’à un moment donné, ces gens-là vont vouloir retourner dans leur région d’origine et l’usine va perdre régulièrement son expertise. »