Accord mondial entre la multinationale Freudenberg et l'ICEM

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Principaux acteurs :

  • Fédération internationale des syndicats des travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM)
  • Fédération allemande des travailleurs des Mines, de la Chimie et de l’Energie (IG BCE)
  • la Direction du Groupe Freudenberg et au nom de toutes les entreprises du Groupe dont elle assure la direction (Groupe Freudenberg)

    La multinationale :
    Freudenberg emploie près de 30 000 personnes dans 41 pays. Elle fabrique essentiellement des pièces pour des fabricants du secteur de l’automobile, de la construction mécanique et de la chaussure. Sa production se compose surtout de pièces d’étanchéité, de dispositifs antivibratoires et de lubrifiants. Mais un quart de ses ventes provient maintenant de biens de consommation, et notamment d’articles ménagers, de revêtements de sol et de chaussures. Bien que l’Allemagne reste de loin le premier débouché de Freudenberg, ses ventes à l’étranger progressent rapidement.

    Composantes de l’accord :
    Le nouvel accord mondial signé par Freudenberg et l’ICEM met l’accent sur les droits syndicaux et les droits de l’homme. Il fait explicitement référence aux conventions correspondantes de l’Organisation internationale du travail (OIT). Il a été signé en juillet 2000.

    Freudenberg s’engage à respecter, au minimum, les conventions de l’OIT suivantes :

  • #87 et #98 sur la liberté syndicale et la négociation collective et #135 sur la non discrimination envers les délégués syndicaux ;
  • #100 et #111 sur l’égalité des chances et de traitement ;
  • #29 et #105 sur le travail forcé ;
  • #138 sur le travail des enfants ;

  • Freudenberg promet aussi “une protection durable de l’environnement et des ressources naturelles” et de garantir “la sécurité du lieu de travail et de ses produits”. Elle “condamne la participation à des activités commerciales illégales ou contraires à l’éthique” et s’engage à ne pas produire “des armes ou tout équipement guerrier assimilable à des armes”.

    Conclusion :
    La différence fondamentale entre un accord mondial et les codes de conduite internationaux adoptés par de nombreuses multinationales réside dans le fait que l’accord est totalement vérifiable par l’ICEM. L’accord prévoit un contrôle de l’ICEM et des réunions annuelles entre la direction mondiale de Freudenberg et l’Internationale. Les deux parties se sont engagées à “se contacter directement et immédiatement en cas de conflit ou de violation de l’accord, afin de rechercher une solution ensemble.”