400 membres de la FTQ en grève ou en lock-out dans huit entreprises

Le 8 février 2002 – Plus de 400 membres de syndicats affiliés à la FTQ sont actuellement en grève ou en lock-out dans huit entreprises au Québec, annonce le secrétaire général de la centrale, M. René Roy.

Un lock-out vient d’être imposé au personnel de quatre salons de coiffure VAG à Montréal et à Longueuil, les seuls salons de coiffure syndiqués au Québec. La trentaine de coiffeuses, qui tentent de renouveler leur contrat de travail, sont membres du Syndicat du vêtement, du textile et autres industries (SVTI).

Trois arrêts de travail sont en cours dans la région de Québec. Une grève a été déclenchée à l’incinérateur municipal le 1er février par une cinquantaine de membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). Au marché IGA Drapeau de Charlesbourg, 75 syndiqués membres des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC) ont débrayé le 7 décembre. Au Club de golf Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans, une cinquantaine de salariés, membres de l’Union des employés et employées de service, sont en grève depuis le 30 avril, soit depuis plus de neuf mois.

Une grève a été déclenchée le 1er décembre par 150 membres du Syndicat canadien des officiers de marine marchande au Québec et en Ontario. Ils affrontent quatre compagnies maritimes qui font du transport sur le Saint-Laurent et les Grands Lacs, dont la Canada Steamship Lines de Montréal, propriété en fidéicommis du ministre fédéral des Finances Paul Martin.

Par ailleurs, un lock-out frappe depuis le début de janvier les 70 salariés de la fonderie Laperle à Saint-Ours sur le Richelieu, membres du Syndicat des Métallos. Un autre lock-out touche depuis le 20 décembre les 55 salariés de la compagnie de textile Dominion Domcord de Saint-Léonard à Montréal, membres du SVTI.

Enfin, un lock-out perdure depuis le 3 juin 1996, soit depuis près de six ans, contre une douzaine de typographes du quotidien The Gazette à Montréal, membres du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (SCEP).

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.