3 800 membres de la FTQ en grève ou en lock-out dans 15 entreprises au Québec dont Vidéotron – Conflit en vue à la Banque Laurentienne

Le 15 mai 2002 – Plus de 3 800 membres de la FTQ sont actuellement impliqués dans des conflits de travail dans quinze entreprises au Québec, annonce le secrétaire général de la centrale, M. René Roy. Huit de ces conflits sont des lock-out et sept des grèves, indique M. Roy.

Un autre conflit pointe à l’horizon à la Banque Laurentienne, la seule banque syndiquée au Canada, où 2 000 membres de la FTQ ont voté à 98 % en faveur du recours à des moyens de pression.

Vidéotron

Le conflit le plus important actuellement est le double lock-out qui touche depuis le 8 mai 2 200 syndiqués de Vidéotron, membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et, depuis le 30 avril, 115 syndiqués de Vidéotron Télécom, membres du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (SCEP).

Lock-out dans l’amiante

Un autre lock-out frappe, depuis le 28 avril, 400 membres du Syndicat des Métallos à la compagnie Lab Chrysotile (amiante) à Black Lake près de Thetford.

Deux autres conflits impliquent des membres des Métallos : chez le fabricant de briques et de pavés Permacon (Old Castle) à Anjou à Montréal, où 118 syndiqués sont en grève depuis le 10 avril, et à la fonderie Laperle à Saint-Ours-sur-le-Richelieu, où un lock-out touche 70 salariés depuis le 1er janvier.

Grève dans l’ardoise

Dans le Bas-Saint-Laurent, les opérations de la seule mine d’ardoise en exploitation au Québec sont paralysées, depuis le 29 avril, par une grève à la compagnie Glendyne de Saint-Marc-du-Lac-Long dans le Témiscouata. Les 226 grévistes sont membres du SCEP.

En Estrie, un lock-out a été déclenché lundi contre les 215 salariés du fabricant de panneaux-particules Tafisa à Lac-Mégantic, membres de la Fraternité nationale des forestiers et travailleurs d’usines (FNFTU). Plus de 150 membres de la Fraternité sont par ailleurs en grève depuis le 9 mai chez Produits forestiers Bellerive Ka’N’enda à Mont-Laurier.

Dans les Laurentides, une grève a été déclenchée le 13 mai à la compagnie Écolait, de La Plaine, par 120 membres des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC).

Deux clubs de golf

Alors que la saison commence, deux conflits de travail sont en cours dans des clubs de golf. Au chic club Elmridge de l’Île Bizard à Montréal, 35 salariés de l’entretien sont en lock-out depuis le 8 mars. Ils sont membres de la section locale 501 des TUAC. Au club de golf Saint-Laurent de l’Île d’Orléans, une cinquantaine de membres de l’Union des employés et employées de service sont en grève depuis le 4 mai 2001, soit depuis plus d’un an.

Dans la région de Québec également, au marché IGA Drapeau de Charlesbourg, 75 membres de la section locale 503 des TUAC ont débrayé le 7 décembre. Un autre conflit est en cours depuis le 8 mai à Beauport, au siège social de la Fédération des comités de parents d’élèves du Québec; la vingtaine de grévistes sont membres du Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB).

En Abitibi, les cols blancs de la ville de Malartic, membres du SCFP, sont en lock-out depuis le 29 avril.

Enfin, un lock-out perdure depuis le 3 juin 1996 – soit depuis presque six ans – contre une douzaine de typographes du quotidien The Gazette à Montréal, membres du SCEP.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.