2010 : une année de consolidation et de rattrapage « Toutes les hypothèses doivent être sur la table dans le débat sur les finances publiques » – Michel Arsenault, président de la FTQ

Mot du président et du secrétaire général

Pour la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), l’année 2010 devra avant tout en être une de consolidation et de rattrapage à plus d’un chapitre. Consolidation dans les services publics, notamment dans la santé par une révision déjà amorcée des façons de faire, rattrapage salarial pour les salariés du secteur public à la fois dans une perspective de recrutement ainsi que de rétention de la main-d’œuvre et de l’expertise.
Les salariés du secteur public font partie de la solution
« Les centaines de milliers de salariés du secteur public font partie de la solution et non du problème comme voudraient le laisser croire certains politiciens et économistes trop pressés de renouer avec l’équilibre budgétaire alors même que les braises de la crise couvent encore dans la maison », a fait valoir le président de la FTQ, Michel Arsenault.

Pour un débat sans tabou idéologique sur les finances publiques

« On ne peut certainement pas taxer de gauche ces économistes de Desjardins et de la Banque Nationale qui avertissent le gouvernement que l’économie québécoise risque de faire les frais en 2010 des efforts visant le retour à l’équilibre budgétaire. On pourrait en dire autant de la qualité des services publics », a ajouté le président de la FTQ.

La FTQ participera avec ouverture au forum économique annoncé par le gouvernement pour la fin janvier dans une perspective de discussions franches où toutes les hypothèses pourront être sur la table, sans tabou idéologique. « À cet égard, nous avons été quelque peu surpris d’entendre le premier ministre marteler dans une émission d’affaires publiques qu’il n’était aucunement question de toucher aux impôts, tout en concédant que pour les besoins de la discussion, le sujet pourrait être soulevé.

« Il ne faudrait pas que les conclusions soient tracées d’avance et que nous soyons conviés à un simple exercice de conditionnement de l’opinion publique face à de nouvelles compressions et à des lendemains difficiles. Quant à nous, la fiscalité doit faire partie des discussions tout comme la taxation et d’autres avenues que nous avons déjà présentées au gouvernement », a indiqué pour sa part le secrétaire général de la FTQ, René Roy.

Embellie au Fonds de solidarité de la FTQ

Après une année pour le moins mouvementée à plusieurs égards, les dirigeants de la centrale voient dans la performance du Fonds de solidarité de la FTQ, un encouragement certain dans le sillon de morosité laissé par la crise financière et économique.

Rappelons que le Fonds de solidarité de la FTQ a dévoilé que son actif net passe à 7 milliards de dollars. La valeur de l’action du Fonds de solidarité FTQ atteint ainsi 23,51 $, en hausse de 1,73 $ par rapport au prix publié le 6 juillet dernier. Pour la période de 12 mois, couvrant les deux derniers semestres du Fonds, soit du 1er décembre 2008 au 30 novembre 2009, le rendement atteint 11,5 %.

Une vision intégrée et à long terme

Que ce soit en matière d’environnement, après l’échec de Copenhague, ou encore dans la restructuration du secteur manufacturier et de l’industrie reliée à la forêt, où nos membres ont été les premiers à subir les contrecoups de la crise, la FTQ estime que seule une vision intégrée et à long terme des solutions permettra d’éviter une nouvelle descente aux enfers pour des milliers de travailleurs et travailleuses.

Les derniers de classe récompensés

« C’est quand même ironique que les derniers de classe, dont l’Alberta et les pétrolières du bitumineux, les banquiers avec leurs produits douteux, les grands de l’automobile qui n’ont pas su ajuster leurs produits à la demande soient justement ceux qui reçoivent une aide massive du fédéral alors que des dizaines de milliers de travailleurs et travailleuses auraient besoin d’un solide coup de main pour garder la tête hors de l’eau », ont lancé MM. Arsenault et Roy.

Francisation et intégration

En cette année de congrès, la FTQ entend maintenir sous haute surveillance la francisation en milieu de travail tout en poursuivant ses actions sur plusieurs fronts dont l’intégration des personnes issues des communautés ethniques, l’intégration harmonieuse au travail des personnes handicapées, l’équité salariale, des conditions de travail plus sécuritaires.

Poser les gestes nécessaires pour les démunis

« Depuis plus de cinquante ans, la FTQ est un acteur incontournable de la société québécoise et un promoteur de justice sociale et d’équité. À ce titre, et par delà nos revendications au quotidien, nous sommes extrêmement préoccupés par le sort réservé aux plus démunis de notre société.
Nous mobilisons nos forces pour appuyer l’action de Centraide, notamment, mais il va nous falloir, collectivement, poser les gestes nécessaires pour que tous puissent manger à leur faim, avoir accès aux études et à des services de qualité
», ont conclu Michel Arsenault et René Roy.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.
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