1er mai en Colombie : un autre dirigeant de SINTRAINAGRO assassiné

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Informations publiées dans le site de Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie- restauration, du tabac et des branches connexes (UITA)

C’est avec beaucoup de peine et de colère que nous devons vous annoncer l’assassinat d’un autre dirigeant de l’organisation syndicale rurale colombienne SINTRAINAGRO. Juan de Jesús Gómez, président de l’organisation locale de SINTRAINAGRO de Minas, dans la municipalité de San Martín, département de Cesar, a été abattu le 1er mai dans la ville de San Alberto.

SINTRAINAGRO, dans un communiqué officiel, a déclaré que cet assassinat ne pouvait bénéficier qu’aux employeurs hostiles à la négociation collective avec les travailleurs/euses et leurs syndicats. M. Gómez et l’organisation syndicale qu’il dirigeait tentaient sans succès d’amener le producteur d’huile de palme Palmas del Cesar S.A. à la table de négociation. Malgré la volonté exprimée par le syndicat de négocier des compromis sur les questions de productivité et d’organisation du travail, la direction de la société a refusé toute négociation et entrepris de congédier des membres de SINTRAINAGRO et d’en inciter d’autres à quitter le syndicat par des paiements illicites. Les demandes de rencontres adressées par SINTRAINAGRO au ministère de la protection sociale afin de discuter de ce conflit sont toujours restées sans réponse.

Le meurtre de Jesús Gómez porte à plus de 130 le nombre de dirigeants/tes syndicaux/cales assassinés/es en Colombie depuis un an. À ce jour, personne n’a été accusé ni même détenu pour cette vague d’assassinats.

Il y a environ deux semaines, nous avions signalé que la protection policière accordée au vice-président de SINTRAINAGRO Guillermo Rivera (qui doit à nouveau assumer la présidence de l’organisation sous peu) lui avait été rendue après que cette protection, dont bénéficiaient également d’autres dirigeants/tes syndicaux/cales, lui ait été retirée plus tôt cette année. De toute évidence, le degré de protection assuré par l’État est insuffisant pour protéger la vie des dirigeants/tes et des membres des syndicats en Colombie. Quelques 425 dirigeants/tes et membres de SINTRAINAGRO ont maintenant été assassinés/es.

Nous vous appelons instamment à vous joindre à nous afin d’appeler le gouvernement de la Colombie à prendre les mesures nécessaires pour faire en sorte que tous les dirigeants/tes syndicaux/ales de Colombie qui demandent la protection de l’État bénéficient d’une protection adéquate et inconditionnelle.

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